Mon avis plus ou moins détaillé:
Voilà, les
GODS OF METAL 2006 c'est terminé... Pas de camping "sauvage en pleine ville" cette année, de toute façon, sans voiture où ranger sa tente et ses affaires dans le coffre chaque matin, je n'aurais pas eu la conscience tranquille, surtout à Milan! Au lieu de ça, j'ai tenté de passer des semi-nuits dans un camping à l'opposé complet du festival, accessible en 1h30-2h00 par bus + metro + bus, super galère surtout quand vous n'avez strictement aucun plan sous la main et que le site du festival s'est bien gardé de donner quelconque indication (à part le fait qu'il devait y avoir une navette dont je n'ai jamais vu le bout de la tôle, que ceux qui l'ont trouvé lèvent le doigt).
Bref, que retenir de cette édition? Le mieux est de faire cela sous forme de liste de points positifs et de points négatifs.
Le site et l'organisation du festival :
Les "plus" :
- situé dans la très belle ville de Milan
- situé près d'un lac
- de l'herbe et des arbres pour se reposer
- la billetterie accessible rapidement
- un temps superbe
- Pas d'annulation de dernière minute comme pour la plupart des éditions précédentes et des horaires respectés
Les "moins" :
- le prix exhorbitant de l'entrée (40€ le jeudi, 55€ le samedi)
- situé en plein milieu d'une espèce de route nationale vers l'aéroport, à perpet du centre ville et encore plus à perpet du camping. Impossible d'aller à pied vers un distributeur de billets, beaucoup trop loin et trop dangereux de traverser la nationale
- une journée pourrie avec que des groupes italiens pour la plupart inconnus qui s'intercalle en plein milieu du festival, le vendredi, et qui fait chier tout le monde (mais point positif : une journée entière pour en profiter pour visiter la ville de Milan, manger des glaces et de la pizza et pour étudier comment utiliser ces putains de transports du camping jusqu'au festival!)
- on ne peut sortir de l'enceinte du festival qu'à heures fixes et c'est un bordel sans nom car on n'a pas de bracelet comme pour les autres festivals européens, il faut se faire tamponner la main et c'est d'autant plus le bordel quand ils n'ont pas prévu assez d'encre et qu'il leur faut une demi heure pour chercher une recharge
- le lac visible et accessible uniquement quand on sort de l'enceinte du festival car caché par des barrières qui entourent le périmètre du festival
- une affiche globalement dix fois moins bonne que les années précédentes et répartie sur 4 jours ce qui est vraiment beaucoup trop
La journée de jeudi :
Les "plus" :
- SODOM : un son pourri à la SODOM mais une set list bien sympa et une partie du public acclamant le groupe

- SATYRICON : encore une fois agréablement surpris, j'avais déjà bien aimé au WACKEN OPEN AIR 2004!
- TESTAMENT : Spoutnik, enfin Alex Skolnik s'est laissé pousser les cheveux et le groupe nous a fait comme toujours (quand leur son est correct) une super prestation avec une set list très proche de celle de leur tournée de reformation avec le line up original avec toute fois quelques morceaux en moins, leur temps de jeu étant assez court. J'ai tout de même préféré leur prestation d'il y a 2 ans à ces même GODS OF METAL
Les "sans plus" :
- VENOM : j'étais content de les voir au moins une fois dans ma vie, ils ont joué globalement les classiques que je voulais, le show reste très cliché avec Chronos habillé comme dans les années 80 avec le pantalon spandex de rigueur comme à la grande époque
Mais ce petit voyage dans le temps ne me dérangeait pas, pas plus que le son assez pourri et crade qui correspond finalement à l'esprit VENOM. Par contre : on sent bien que Chronos a deux neurones dans la tête, les pyrotechnies étaient ridicules alors que je m'attendais à des murs de flammes, au bout d'une heure le show devenait rasoir car il faut avouer que c'est un peu toujours la même chose musicalement. A noter que Phil Anselmo est monté sur scène pour chanter sur "die hard". J'avais loupé sa prestation avec le groupe DOWN juste avant (voir "les moins" ci-après) et il parait qu'il était pathétique, torché comme un cul, passant son temps à remettre son bonnet sur la tête. J'ai pu vérifier et surtout confirmer cet état de fait. A la fin il étreignait Chronos et ses acolytes du genre "eeeeh toi tu sais que t'es mon super copaiiiin
"
J'avais un peu mal pour lui, être à ce point de déchéance ça entraine plus de la pitié pour le personnage qu'autre chose 
Les "moins" :
- J'ai du sacrifier quelques groupes (NEVERMORE, DOWN, ...) et j'ai perdu un temps fou pour sortir du festival et tenter de trouver un distributeur de billets n'ayant quasiment pas un sou en poche et pour tenter de trouver quelconque indication pour comment rentrer au camping. Je n'ai trouvé finalement ni l'un ni l'autre, j'ai du me faire accompagner en voiture jusqu'au centre ville et prendre un taxi pour rentrer.
- on a loupé AMORPHIS car arrivé trop tard au festival, dommage car leur prestation à Paris il y a quelques semaines m'avait fort agréablement surpris.
Le vendredi :
Les "plus" :
- Une journée entière pour faire du tourisme tranquillos dans la très belle ville de Milan
Les "moins" :
- Une journée pourrie de festival qui faisait plus chier qu'autre chose et qui aurait pu largement sauter au profit d'un festival sur 3 jours, ce qui était de toute façon encore trop, mettre toutes les têtes d'affiches de ces 3 jours sur deux jours aurait fait un festival plus que sympa alors que là le festival était quand même assez moyen.
La journée moisie, concertiquement parlant, du vendredi pour les GODS OF METAL aura quand même eu pour point positif de me laisser une journée de tourisme dans cette belle ville qu'est Milan et de tenter d'en tirer quelques photos plus ou moins potables.
Commençons tout de même avec le fameux camping avec tout d'abord ma "tente", en réalité un espèce de sarcophage pour nain (donc parfait pour moi

) dans lequel on ne peut même pas s'assoir (mais qui se monte et se range en 10 minutes chrono et qui pèse 980 grammes

) :
Le camping était placé dans une sorte de parc touristique, l'Aquatica, avec discothèque qui fait boom boom jusqu'à 3 heures du mat et surtout des animaux de ferme dans le camping dont des moutons mutants aux cris bizarres qu'on entend toute la nuit et des coqs qui traversent au milieu des tentes dès 6h du mat pour nous chicchirichier dans les oreilles (bah ouais il fait chicchirichi le coq en Italie

) avec allégresse toutes les 5 minutes.
Maintenant il faut marcher un peu dans des petites rues pour trouver le bus 72 qui part d'une espèce de place de village avec église, bar PMU, kiosque à journaux et super-petit-marché jamais ouvert... En fait, quand on se trouve en périphérie de Milan, on a l'impression d'être dans des petits villages indépendants et pourtant on est bien dans la ville de Milan mais la "ville" comme on l'entend (avec pollution, metro, galleries marchandes, etc...) se situe bien plus loin. Le bus 72 mène à la bouche de metro De Angeli et il faut faire quelques stations de metro pour se retrouver au Duomo, c'est à dire le centre de Milan. Le ticket de bus ou de metro coûte 1 euro et s'achète en station ou kiosque à journaux, m'enfin j'ai fraudé la moitié du temps pour le bus, hého chuis quand même un petit con de parisien, il y a une réputation à tenir! Un petit aperçu du metro milanais :
Arrivé au Duomo, la cathédrale de Milan et les attrappe touristes (j'ai eu un bracelet brésilien porte bonheur gratuitement par un sénégalais, la classe!) sont visibles de suite :
Pour le reste du centre ville, il y a toujours quelque chose à voir niveau architecture, les rues sont en général propres et la circulation est plutôt calme. La vue est cependant un peu défigurée avec tous les fils électriques qui passent entre les bâtiments pour l'ancien et nouveau système de tramway :
En bonus pour mon ami Moum, un peu de ZAPPA :